"Bonjour à tous. Tout d’abord, je tiens à préciser que M. Mercier, Président du Conseil Général, m’a chargé de vous présenter ses excuses pour ne pas être parmi nous comme convenu et ceci en raison de la visite à Lyon de la Ministre Catherine Vautrin. Il me laisse ainsi la lourde tâche de conclure les travaux de cette journée.
Je tiens également à vous remercier d’être là si nombreux. Je suis très heureux de cette mobilisation qui a permis une grande richesse des débats. Je voudrais quand même vous faire un avœu. Cette journée me fait penser à un film que j’ai vu, il y a quelques années, et dont le titre est « L’éternité un jour ». En effet, depuis la semaine dernière nous avons eu quelques suées en apprenant tout d’abord le désistement de certains des experts invités à cette journée, puis l’annonce de la grève « générale » cette semaine et enfin, le constat ce matin d’une météo peu favorable aux déplacements. Malgré tout ça, bien que nous attendions à peu près 150 personnes, vous êtes finalement plus de 400 auditeurs. Merci donc et bravo à ceux qui viennent de régions lointaines comme la Lorraine, l’Alsace, la Bretagne, l’Ile-de-France, PACA et j’en oublie sûrement.
Tous mes remerciements également à ceux ou celles qui ont participé à l’organisation de ce colloque. Je pense d’abord à l’équipe de Forum réfugiés et à Gérald Julien pour l’orchestration générale de cette manifestation. Je remercie aussi les organismes Bleu nuit, Entraide Pierre Valdo et beaucoup d’autres partenaires qui ont bien voulu nous donner un coup de main. Et permettez-moi de remercier encore une fois l’équipe d’AccelAIR du fond du cœur. Ils ont bien voulu supporter mon agacement et mon stress durant l’organisation de ce colloque.
Des débats d’aujourd’hui, je retiens trois choses simples. Premièrement, s’il existe une spécificité chez les réfugiés, elle porte sur le médical, sur la non maîtrise de la langue et, surtout, sur les difficultés relatives à la non reconnaissance des qualifications étrangères en France. Deuxièmement, quels que soient les territoires - Paris, Paca, Strasbourg ou Lyon- il n’y a aucune nécessité de construire une nouvelle offre. Ce n’est pas une question de ressources ni de compétences. La qualité des témoignages et des interventions le prouve. Troisièmement, la seule innovation d’urgence à penser dans le cadre de ces programmes tient avant tout au mode de coopération C’est tout l’intérêt d’AccelAIR, je crois, d’avoir réussi à engager le maillage d’une variété d’acteurs peu habitués à travailler ensemble : les Départements, l’État, les associations du Dispositif National d’Accueil, le monde économique, les services de l’emploi, etc… Tout cela a permis d’optimiser les moyens de Droit commun en s’appuyant sur l’existant. L’enjeu, aujourd’hui, porte donc surtout sur l’organisation des ressources sur un territoire donné.
Par ailleurs, je prends acte des déclarations du Préfet ce matin sur l’institutionnalisation d'un pôle de compétences. Nous serions très heureux de pouvoir participer activement à ce pôle.
J’espère aussi que nous aurons l’occasion de vous donner de nouveau rendez-vous en 2007 comme le souhaitait d’ailleurs Michèle Thozet lors de son intervention. J’espère enfin que cette journée aura atteint son objectif et que vous repartirez avec un regard nouveau sur la manière dont on peut prendre en compte la question relative à l’insertion durable des réfugiés statutaires. Merci à vous tous. "
M. DIAB Directeur adjoint de Forum réfugiés
Responsable du projet ACCELAIR