| Préambule commun de l’État et du Département du Rhône
Les réformes de ces deux dernières années ont modifié la répartition des responsabilités de l’accueil et de l’insertion des ressortissants étrangers en France. En amont de la décision d’octroie du statut de réfugié, l’ état entreprend de simplifier considérablement les procédures d’instruction pour améliorer les conditions de séjour des requérants. En aval, le transfert de compétence confère désormais aux Départements le rôle d’acteur « pivot » de l’insertion envers les allocataires du RMI, parmi lesquels figurent bon nombre des réfugiés statutaires.
Destiné à réduire les délais d’installation dans le logement et l’emploi, les aspects du dispositif AccelAIR sont de nature à renforcer les espaces de coopération à tous les niveaux : décisionnel et technique. Arrivé au terme de sa troisième année de fonctionnement, tout n’est pas réglé mais les constats sont plutôt encourageants : le relogement s’effectue en cinq mois et la stabilité dans l’emploi s’opère à partir du neuvième mois. L’insertion complète par le logement et l’emploi concerne ainsi la moitié de ces bénéficiaires sur le bassin de vie du Grand Lyon.
Néanmoins, des particularités liées à la problématique des réfugiés mériteraient un effort supplémentaire pour les résoudre : comment lever l’obstacle de la langue ? Quel soutien apporté aux personnes en souffrance, victimes de maltraitance ? Comment mieux sécuriser les changements dans un parcours ? Comment apporter davantage de cohérence entre l’intervention des différents acteurs de l’intégration et de l’insertion sur un même territoire ? Quelles seraient les conditions de transfert du dispositif AccelAIR à l’échelon d’une région ?
Persuadés de la pertinence de ces questionnements, le colloque « Changez de regard » a de quoi faire le point sur l’évolution des enjeux susceptibles de répondre aux exigences de la protection des réfugiés en France.
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