| Côte d’Ivoire : Appel aux autorités publiques françaises pour un moratoire des refoulements et des éloignements. | |
| ACCELAIR : POUR FACILITER L'ACCES A UN LOGEMENT ET UN EMPLOI AUX REFUGIES STATUTAIRES | |
| L’asile dans le département du Rhône situation au 31 octobre 2002 | |
| Conseil des ministres du 25 septembre 2002 | |
| Il n’y a aucune autre solution au problème de l’hébergement des demandeurs d’asile que d’ouvrir 15 000 places d’accueil supplémentaires réparties sur tous les départements français. Les réponses improvisées doivent cesser et une politique arrêtée. | |
| Projet de réforme du droit d'asile du gouvernement RAFFARIN. | |
| Communiqué de presse de Forum réfugiés à l’occasion de la parution de son 2ème rapport sur l’asile. | |
| Coordination française pour le droit d'asile : Sangatte, les risques de solutions à courte vue | |
| Communiqué à la presse suite à la déclaration de politique générale du Premier ministre. | |
| SANGATTE: EN FINIR AVEC L'HYPOCRISIE, communiqué de la Coordination Française pour le Droit d'Asile | |
| La journée internationale du réfugié de l'ONU se déroule en même temps que le sommet européen de Séville. | |
| Déclaration issue de la conférence du CERE | |
| Suite à la situation créée par le vote du 21 avril, le Conseil d'administration de Forum réfugiés rappelle que : | |
| Forum réfugiés demande que le rapport de l'IGAS sur la politique d'asile en France soit rendu public. | |
| COORDINATION POUR LE DROIT D'ASILE - Le droit d'asile attaqué au plus haut niveau dans une note du ministère des Affaires étrangères | |
| Les associations signataires constatent... dénoncent... demandent... | |
| Communiqué
de Forum réfugiés sur le " rapport choc " du Quai d'Orsay Les demandeurs d'asile sont les premières victimes des incohérences gouvernementales et donc de leurs conséquences administratives. |
|
| Communiqué de Forum réfugiés (n°3) - L'asile dans le département du Rhône au mois de décembre 2001 |
| Edito journal n°20 - 10/2002 | Où va-t-on ... |
| Edito journal n°19 - 07/2002 | DU BON USAGE DE SEVILLE La «mauvaise Europe » a perdu une bataille, La « bonne Europe» n’a pas encore gagné ! |
| Edito journal n°18 - 04/2002 | URGENCE !! Si l’on ne veut rajouter la faute morale à l’inconséquence … |
| 23 mars 2002 | 1ère rencontre nationale pour le droit d'asile ( Paris ) |
| Edito journal n°17 - 01/2002 | La France doit absolument créer 15 000 places supplémentaires pour les demandeurs d’asile et obliger chaque département à ouvrir 150 à 200 places. |
COMMUNIQUES DE PRESSE
COMMUNIQUE
DE PRESSE
ACCELAIR : POUR FACILITER l'ACCES A UN LOGEMENT ET UN EMPLOI AUX REFUGIES STATUTAIRES Le Préfet de la région Rhône-Alpes a réuni ce mercredi 18 décembre 2002 à la Préfecture du Rhône" près de 80 personnes ( représentants des organismes de logements sociaux, des structures d’accueil des organismes de formation et des milieux économiques ) afin que soit présenté le projet Accelair porté par Forum Réfugiés : Accelair est un projet innovant lancé
dans le cadre du programme européen EQUAL par Forum Réfugiés
avec l’aide de l’Etat , la Région Rhône Alpes. Les réfugiés statutaires devraient donc pouvoir bénéficier, en trois ans, d'un logement et d'un emploi. Un projet en trois étapes 2. Mettre sur le chemin : 2002-2005 3. Capitaliser et diffuser : 2005 Cinq résultats attendus Pour plus d’informations sur le projet
accelair: |
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Communiqué
à la presse de Forum réfugiés
Le communiqué du Conseil des ministres du 25 septembre 2002 sur la réforme des procédures d’asile appelle de Forum réfugiés les remarques suivantes : 1 La mise en place d’un seul guichet qui vise à unifier la doctrine en matière de protection des personnes par un OFPRA décisionnaire sous contrôle de la Commission des recours des réfugiés représente une avancée positive pour la protection des personnes et l’exercice du droit d’asile. 2 Il en va de même de l’abandon de la jurisprudence sur l’origine des persécutions que la France était désormais la seule à appliquer parmi les pays signataires de la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés. Cette modification devrait normalement avoir des conséquences importantes sur la demande d’asile d’origine algérienne notamment. 3 Le principe d’une déconcentration de l’OFPRA dans les zones géographiques de fortes arrivées peut s’avérer positive en permettant à un nombre plus important de demandeurs d’asile d’être auditionné ; 4 La reconduite à la frontière des déboutés de l’asile pour lesquels il est avéré qu’ils ne courent aucun risque à retourner dans leur pays d’origine, doit nécessairement s’accompagner d’une refonte complète de la politique des aides au retour afin que celui-ci puisse s’exercer dans des conditions respectueuses du droit, dignes et sécurisantes pour les personnes et suppose des moyens nettement supérieurs à ceux existants à ce jour ; 5 Forum réfugiés reste beaucoup plus réservé sur le délai annoncé du traitement d’une demande d’asile : sauf à vouloir mettre en place des procédures expéditives, le délai d’un mois n’est pas tenable pour des raisons d’ordre pratique et de garantie de droit des procédures d’asile. Un délai de six mois, comme annoncé en 1992 mais jamais tenu, est beaucoup plus réaliste. 6 Si Forum réfugiés accueille favorablement la fin annoncée des disparités en terme d’aide sociale entre demandeurs du statut de réfugié et d’asile territorial, il déplore une nouvelle fois l’absence de propositions concrètes à effet immédiat, devant mettre un terme aux déplorables conditions d’accueil des demandeurs d’asile en France. L’actuel gouvernement ne doit pas s’engager sur la même voie que son prédécesseur en tournant le dos au dossier des conditions d’accueil des demandeurs d’asile. La politique strictement dissuasive est un échec au regard des flux européens et français(1).
(1) Cf «
L’asile. Le rapport annuel de Forum réfugiés »
juillet 2002. |
Communiqué
de presse de Forum réfugiés à
l’occasion de la parution de son 2ème rapport sur l’asile
Avec le soutien de la Commission Européenne «L’ASILE
– LE RAPPORT ANNUEL DE FORUM REFUGIES» Forum réfugiés publie pour la deuxième année consécutive son rapport annuel sur l’asile. Etabli à partir de textes de synthèse et de tableaux statistiques, il se veut un état des lieux de la situation de l’asile en France durant l’année 2001/2002. Il explore les faits et les thèmes les plus significatifs qui balisent et construisent la problématique de cette question dans notre pays en intégrant la dimension européenne du problème. Ce document permet de dire comment sont accueillies les personnes qui fuient leur pays, quels moyens l’Etat leur consacre et quel niveau de protection leur est accordé. Il est destiné non seulement à des spécialistes mais aussi à un public plus large, sensibilisé à la question de l’asile et la protection des réfugiés.
SOMMAIRE Avant-propos Partie 1 Les flux d’arrivées
: le paradoxe de 2001 Partie 2 L’accueil des demandeurs
d’asile : un facteur important pour l’obtention
du statut de réfugié Partie 3. Reconnaissance du statut
: des améliorations Partie 4 Mineurs isolés
: le parcours du combattant Partie 5 L’insertion des
réfugiés statutaires : pour une approche globale Partie 6 L’Europe
: vers une renationalisation du dossier de l’asile ? Annexe : « 10 conditions minimales pour un réel droit d’asile en France » Coordination pour le droit d’asile, 23 octobre 2001. |
| COORDINATION
FRANCAISE POUR LE DROIT D’ASILE
COMMUNIQUE : 11 juillet 2002 Sangatte : les risques de solutions à courte vue Cherchant à résoudre rapidement la question de Sangatte, les gouvernements français et britannique examinent une offre de bons offices du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) qui se déclare prêt à procéder à un “ examen préliminaire des cas ” ; le HCR prévoit une répartition entre les deux pays des personnes qui peuvent prétendre à une protection internationale, dans le cadre d’un “ dispositif de partage des charges ”, et envisage le renvoi, en priorité volontaire, des personnes qui ne peuvent y prétendre. Prenant acte des propositions du HCR, les
associations membres de la CFDA rappellent que la recherche de solutions
à court terme ne doit à aucun prix être conduite
au détriment des droits fondamentaux et du droit d’asile.
Les associations s’inquiètent de la mise en place de ce
qui pourrait s’apparenter à un système de “
pré-filtrage ” des demandeurs d’asile en marge du
droit commun et tiennent à poser quelques questions qui sont
autant de sujets d’inquiétudes : En plusieurs occasions, les autorités françaises ont reconnu ne pas pouvoir renvoyer les résidents de Sangatte étant donnée la situation dans la plupart des pays d’origine. Aujourd’hui, particulièrement pour l’Afghanistan, le changement de situation ne semble pas apporter de garanties suffisantes en cas de retour. Les associations membres de la CFDA rappellent
que le règlement de la situation de Sangatte ne peut être
isolé des questions de fond qui l’ont générée,
en France et en Grande Bretagne, mais aussi au niveau de l’Union
européenne, et appellent les Etats à s’engager fermement
sur :
La Coordination française pour le droit d’asile rassemble les organisations suivantes : ACAT (Action des chrétiens contre
la torture), Amnesty International - section française, APSR
(Association d’accueil aux médecins et personnels de santé
réfugiés en France), AVRE (Association pour les victimes
de la répression en exil), CAEIR (Comité d’aide
exceptionnelle aux intellectuels réfugiés), CASP (Centre
d’action sociale protestant), Cimade (Service oecuménique
d’entraide), Comede (Comité médical pour les exilés),
Croix Rouge Française, Forum Réfugiés, FTDA (France
Terre d’Asile), GAS (Groupe accueil solidarité), GISTI
(Groupe d’information et de soutien des immigrés), LDH
(Ligue des droits de l’homme), MRAP (Mouvement contre le racisme
et pour l’amitié entre les peuples), Association Primo
Levi, Secours Catholique (Caritas France), SNPM (Service National de
la Pastorale des Migrants), SSAE (Service social d’aide aux émigrants).
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Communiqué
à la presse de Forum réfugiés suite à Lyon, le 4 juillet 2002
Forum réfugiés prend acte de cette décision et tient à rappeler de nouveau que : 1 Le dossier de l’asile qui a pour objet essentiel et exclusif la protection des personnes contre les persécutions ne saurait être confondu avec le dossier de l’immigration et encore moins assimilé aux filières clandestines qui transportent et rançonnent les demandeurs d’asile. 2 Ces mesures s’inscrivent de fait dans le cadre des politiques européennes sur l’asile ; la France ne doit pas, à l’image de certains pays européens portés par des droites populistes, participer à la course aux mesures dissuasives et aggraver la situation des réfugiés. 3 Aucune des mesures qui seront prises prochainement ne doit constituer un obstacle à ce que toute personne en quête de protection bénéficie d’un examen attentif de sa demande d’asile entouré des garanties de droits prévus notamment par la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés qui reste la norme internationale admise. 4 Les mauvaises conditions d’accueil des demandeurs d’asile dans notre pays représentent depuis trop longtemps le signe le plus visible de la dégradation du dossier de l’asile. Forum réfugiés continue de réclamer l’ouverture de 15000 places supplémentaires en centre d’accueil pour demandeurs d’asile répartis sur l’ensemble du territoire national, afin d’offrir simultanément un hébergement stable, des moyens de subsistance et un accompagnement social, administratif mais aussi juridique, seul garant de la protection réclamée. Dans les prochains mois, Forum réfugiés sera donc particulièrement attentif à ce que les mesures prises viennent conforter le dossier de l’asile dans des perspectives revues largement à la hausse et inverser une tendance dissuasive restée sans effets sinon ceux de la consolidation de l’asile au noir et des trafics d’êtres humains. Olivier BRACHET |
| COORDINATION FRANCAISE POUR LE DROIT D'ASILE COMMUNIQUE : 20 juin 2002 SANGATTE: EN FINIR AVEC L'HYPOCRISIE Parce qu'un état de fait inacceptable s'est créé et se prolonge sur le sol de notre pays, à Sangatte ; Parce que ce sont nos associations, et en premier lieu la Croix-Rouge, qui sont confrontées à une situation toujours plus préoccupante, et même dramatique puisque des vies humaines sont quotidiennement mises en jeu ; Parce que nous avons toutes raisons de craindre que de nouveaux lieux " type Sangatte " se multiplient sur le sol européen ou à ses frontières ; La Coordination Française pour le Droit d'Asile entend aujourd'hui interpeller, à la veille du Sommet européen de Séville, ceux qui ont le pouvoir de mettre fin à cette situation intolérable. Ne faisons pas porter à ceux qui les subissent les responsabilités des Etats eux-mêmes. Victimes des mafias, aussi bien que des politiques européennes restrictives, celles et ceux qui se succèdent depuis bientôt trois ans à Sangatte viennent pour l'immense majorité de pays dont la situation interne justifie qu'ils soient fondés à demander la protection d'un Etat, telle que prévue par la Convention de Genève. Qu'il s'agisse de Vietnamiens, d'Iraniens, de Roms d'Europe de l'Est, de Rwandais ou de Kosovars, pour ne citer que quelques cas, ils ont le droit de trouver accueil et protection. La France a sa part de responsabilité. Certes, elle se refuse à renvoyer des personnes dans leurs pays d'origine ou de premier passage, respectueuse en cela de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme. Mais sa politique d'asile et d'accueil, par le manque d'information, par les interminables délais d'instruction des demandes, par la pénurie d'hébergement, par le refus du droit au travail, semble avant tout conçue pour dissuader les réfugiés potentiels, poussés dès lors à aller tenter leur chance ailleurs. La Grande-Bretagne a sa part de responsabilité, en interdisant aux réfugiés - qui parviennent malgré tout souvent à leurs fins, mais à quel prix ? - de rentrer sur son territoire pour y déposer une demande d'asile. En ne s'associant qu'aux mesures les plus restrictives, au sein du dispositif européen d'immigration et d'asile qui se met en place, la Grande Bretagne contribue à la pérennisation de Sangatte. Au-delà, c'est l'Union européenne dans son ensemble qui est responsable de ce qui se passe aujourd'hui, et de l'actualité dramatique du centre de Sangatte. Entre l'hypocrisie des Etats par lesquels transitent les réfugiés avant d'arriver aux portes de la Grande-Bretagne, et la priorité donnée dans les travaux européens à l'harmonisation répressive en matière de sécurité, de police et de justice, toutes les conditions sont réunies pour que le phénomène " Sangatte " se développe, notamment aux frontières de l'Europe. La situation qui prévaut à Sangatte est ainsi révélatrice tant des manquements graves au droit d'asile que de l'urgence pour l'Europe de se doter de règles saines en la matière. C'est pourquoi la Coordination Française pour le Droit d'Asile, rappelant qu'elle a adressé aux pouvoirs publics, en octobre 2001, " 10 Conditions minimales pour un réel droit d'asile ", réclame : - qu'en France, dans l'attente de la transposition
de la directive européenne sur les conditions d'accueil des demandeurs
d'asile, des mesures soient prises pour améliorer ces conditions, principalement
avec le retour du droit au travail et l'ouverture de structures d'hébergement
à la hauteur des besoins ; Quant au centre de Sangatte, en attendant que soient réunies les conditions permettant sa fermeture, il doit être doté de moyens lui permettant un accueil plus respectueux des droits des personnes. Toute autre politique, qui privilégierait la répression et l'accroissement des mesures de police et de sécurité au détriment des droits fondamentaux et du droit d'asile conduirait à l'échec de la politique européenne et à de nouveaux drames. Sont signataires les associations suivantes, membres de la CFDA : ACAT -Amnesty International, section française - APSR - AVRE - CASP - Cimade - Comede - Forum Réfugiés, GAS - Gisti - Ligue des Droits de l'Homme - MRAP - association Primo Levi - Secours Catholique - SNPM - SSAE. La Coordination française pour le droit
d'asile rassemble les organisations suivantes :
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| Lyon, le 18 juin 2002 La journée internationale
du réfugié de l'ONU L'actualité de ces prochains jours est abondante au plan international, national et local sur la question de l'asile et de l'immigration : 1 Au plan international, deux évènements aux logiques opposées vont se dérouler dans les tous prochains jours. Le 20 juin se tiendra, pour la deuxième année consécutive et à l'initiative de l'assemblée générale de l'ONU, la Journée internationale du réfugié qui se veut un hommage aux millions de réfugiés du monde entier. Les 21 et 22 juin se déroulera le sommet européen de Séville dont l'essentiel sera consacré à la question de l'asile et de l'immigration à travers une approche restrictive et policière dans un contexte, il convient de le rappeler, de baisse continue des arrivées de demandeurs d'asile en Europe depuis dix ans. Forum réfugiés sera particulièrement attentif aux conclusions de ce sommet, aux mesures qui seront annoncées et à leur cohérence avec les engagements pris précédemment à Tampere. Une attention toute particulière sera portée aux décisions concernant le dossier de Sangatte : le symbole tenace des ratés de l'harmonisation européenne ne saurait se contenter aujourd'hui des seuls effets d'annonce. A l'issue de sa réunion des 7, 8 et 9 juin à Séville, le CERE (Conseil européen pour les réfugiés et les exilés) qui regroupe plus de 70 ONG européennes et dont nous sommes le correspondant pour la France, a rendu publique une déclaration dans laquelle il rappelle son attachement aux principes fondateurs de la Convention de Genève (cf déclaration jointe) 2 En France, la fin de la période électorale doit faire espérer une offre politique en matière d'asile qui mette fin à la crise actuelle dans le respect des droits des demandeurs. En ce qui concerne l'hébergement, Forum réfugiés rappelle la nécessité d'ouvrir 15000 places d'accueil supplémentaires et demande instamment au nouveau gouvernement de se déterminer rapidement au regard des conclusions du rapport de la Cour des comptes et de celui de l'IGAS. 3 A Lyon, les arrivées de demandeurs d'asile continuent d'être soutenues et à un rythme supérieur à la moyenne nationale. L'offre d'hébergement est saturée et nous réclamons instamment des mécanismes de redéploiement et de solidarité interdépartementale pour accueillir dans des conditions dignes les personnes en quête de protection. 4 Tout comme l'année précédente, Forum réfugiés publiera son rapport annuel sur l'asile qui sera disponible au mois de juillet.
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Assemblée générale biannuelle du CERE (Traduit de l'anglais par Forum Réfugiés) Déclaration issue de la conférence du CERE LES ASSOCIATIONS EN
FAVEUR DES REFUGIÉS DEMANDENT EXPRESSEMENT À Le CERE , qui s'est réuni à Séville du 7 au 9 Juin 2002, appelle les gouvernements européens à profiter de la Journée Mondiale des Réfugiés (20 juin) et du Sommet de Séville (21 - 22 juin 2002) pour honorer les engagements pris au Sommet de Tampere visant à garantir " le respect…du droit absolu de demander l'asile " et à apporter des " garanties à ceux qui cherchent protection ou accès au territoire de l'Union Européenne ". Nous demandons aux gouvernements européens de réaffirmer cet engagement concernant le droit de demander l'asile conformément à la Déclaration adoptée le 12 décembre 2001 lors de la Réunion Inter - Ministérielle des Etats Partis à la Convention de 1951. L'accès au territoire est au cœur du principe de protection des réfugiés. Sans celui-ci, le droit de demander l'asile n'a plus de sens. Avec cette nouvelle vague de xénophobie et de racisme en Europe, les gouvernements doivent imposer des politiques fortes pour défendre la tradition humanitaire européenne en faveur des réfugiés. Le CERE est extrêmement inquiet devant
la volonté des Etats de bloquer l'accès à leur territoire, volonté qui
se manifeste par une plus grande difficulté d'obtention des Visas, des
contrôles aux frontières renforcés, des sanctions imposées aux transporteurs
et d'autres mesures restrictives. Nous reconnaissons le droit des Etats
à contrôler leurs frontières de la même façon que nous reconnaissons
le rôle légitime et important des Etats dans le traitement du problème
du trafic d'êtres humains et de l'immigration clandestine. L'hystérie actuelle autour du débat politique
relatif à l'asile et à l'immigration est alarmante. La perception d'une
Europe envahie d'immigrés clandestins est sans fondement. En réalité,
le nombre de demandeurs d'asile arrivés en Europe au cours des 10 dernières
années a diminué et ne représente qu'une partie infime du nombre total
de personnes accueillies par les pays développés. Le CERE appelle les Etats Membres à développer une stratégie coordonnée à l'échelle européenne qui viserait la mise en place d'un système d'asile commun favorable et équitable, une approche globale du partage des responsabilités, un engagement actif dans la recherche de l'origine des déplacements forcés et une politique d'immigration commune. L'Europe doit faire preuve de courage politique, d'autorité et de détermination pour rester proche de ses engagements dans la défense des droits de l'homme et pour garantir l'accès aux personnes qui ont besoin d'une protection plutôt que de fermer ses frontières. En conséquence, le CERE demande à tous les Etats Membres de l'Union Européenne : 1. De faire preuve d'autorité politique afin de réinstaurer la confiance du public à l'égard du système d'asile ; 2. D'inclure dans les mesures de contrôles aux frontières des garanties fondamentales en accord avec les principes internationaux des droits de l'homme et de protection des réfugiés qui permettent aux réfugiés d'avoir accès au territoire de l'Union européenne pour présenter leur demande d'asile ; 3. D'augmenter de façon significative la participation des gouvernements européens dans les programmes de réinstallation. D'étudier les possibilités d'avoir recours à d'autres moyens d'accéder à la protection, tels que les procédures d'asile dans les ambassades, sans porter atteinte pour autant au droit de se présenter spontanément aux frontières du territoire de l'Europe pour demander l'asile ; 4. De s'assurer que l'approche européenne harmonisée visant à garantir l'accès et la protection des personnes fuyant des persécutions s'inscrive dans une stratégie globale et coordonnée. Cette stratégie devra aborder la question de l'origine des déplacements forcés et renforcer une démarche globale de partage des responsabilités, en apportant notamment une aide aux pays de premier asile. Nous invitons les gouvernements européens à engager rapidement un dialogue constructif avec les ONG dans la perspective de concevoir une politique d'asile européenne commune, humaine, équitable et efficace en accord avec les obligations internationales envers les réfugiés et les demandeurs d'asile. Pour de plus amples informations, veuillez contacter le secrétariat du CERE : Londres : Bruxelles :
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· Constatent dans leur action quotidienne au service des plus démunis, l'engorgement des structures d'hébergement et d'accueil social, dû à l'insuffisance des moyens d'accueil pour les demandeurs d'asile en France ; · Dénoncent l'absence de politique cohérente pour le droit d'asile ; · Demandent aux pouvoirs publics de se mobiliser d'urgence, avec les associations, pour faire face à cette situation de pénurie, par une contribution solidaire sur le territoire national, une augmentation substantielle des fonds et une meilleure utilisation de ceux déjà engagés. Les associations signataires sont déterminées à poursuivre leur mission au service de ces populations en grande difficulté, reçues dans des conditions actuellement indignes. Paris le 31 janvier 2002 ARMEE DU SALUT, CROIX ROUGE FRANCAISE, EMMAUS France, FNARS, FORUM REFUGIES, SSAE et le soutien des membres suivants de la Coordination pour le Droit d'Asile : AMNESTY INTERNATIONAL, CIMADE, COMEDE, LIGUE DES DROITS DE L'HOMME, MRAP, PASTORALE DES MIGRANTS, PRIMO LEVI, SECOURS CATHOLIQUE |
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Communiqué de Forum réfugiés sur le " rapport choc " du Quai d'Orsay Les demandeurs d'asile sont les premières victimes des incohérences gouvernementales et donc de leurs conséquences administratives. Le texte publié dans l'Express du 10 janvier 2002 sous la plume d'un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, intitulé " Dérives du droit d'asile : état des lieux " appelle de Forum réfugiés les 8 remarques suivantes :
Villeurbanne, le 15 janvier 2002
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| Communiqué de Forum réfugiés (n°3) L'asile dans le département du Rhône au mois de décembre 2001 Au regard de la complexité de la situation lyonnaise, nous vous proposons de vous transmettre les données que nous maîtrisons afin d'éclairer les débats de la manière la moins confuse possible. Dans la mesure où cela correspond à une demande qui vous est utile (merci de nous le faire savoir) nous pensons renouveler cette information dans les mois qui viennent. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous souhaitez des précisions sur les informations portées sur ce communiqué. 1 Les arrivées
2955 : c'est le nombre total de personnes arrivées à Lyon en 2001et domiciliées par Forum réfugiés dans le cadre d'une demande de statut de réfugié. Il s'agit de 370 familles (712 adultes et 545 enfants) et 1698 isolé(e)s. Ces chiffres traduisent un doublement des arrivées par rapport à 2000. 2 L'hébergement
3 Le statut de réfugié
4 Informations diverses
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POSITIONS
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Où va-t-on ... 1— L’hiver s’annonce
catastrophique pour les demandeurs d’asile qui vont arriver.
L’insuffisance dramatique des moyens d’hébergement
(le seuil de 25 000 places d’accueil en deçà
duquel il n’y a pas de solutions à cette crise, ne
sera pas atteint) maintient d’ores et déjà
un nombre important de demandeurs d’asile et de familles
avec enfants dans la rue en raison de la décision de suspendre
les mises à l’hôtel et sans qu’aucune
alternative quantitativement suffisante ne soit proposée.
Dans ces conditions les nouveaux arrivants ne pourront pas trouver
d’hébergement. Des incidents graves pourraient survenir
même si les alarmes de l’urgence bricoleront en dernière
minute d’énièmes réponses, inadaptées
et coûteuses. 2 — Le projet de réforme de l’asile prend forme. Nous n’en savons guère plus à l’heure où nous écrivons. L’accélération des procédures -si elle est encadrée de garantie de sérieux et de droit, de convocations et d’auditions des demandeurs- est une étape nécessaire, et somme toute réclamée par tous, de cette réforme. La perspective d’expériences de décentralisation de l’OFPRA, si elle maintient le standard de l’instruction, nous parait intéressante à tenter et à évaluer, tandis que nous n’avons pas d’hostilité à priori pour des expériences de vidéo audience-ce s’il y a une démarche volontaire du demandeur d’asile et la possibilité de présence de tiers. S’agissant du guichet "unique", aspect central de la réforme, qui consiste en la relocalisation à l’OFPRA de l’asile territorial, c’est ce que nous réclamions depuis longtemps. Cette relocalisation, avec pouvoir de décision et d’appel, doit conduire à examiner une demande d’asile selon les trois doctrines constitutionnelle, territoriale et conventionnelle. Il devra en résulter nécessairement des droits économiques et sociaux identiques pour tous, c'est-à-dire au minimum l’hébergement et l’alimentation et une vie digne comme le prévoit la directive européenne proche d’être adoptée. 3 — Sur le plan européen, le sommet de Séville, après avoir rappelé le rôle indépassable d’une coordination européenne des politiques d’asile, a fait le constat qu’on ne pourra pas construire "la maison commune" de l’asile par la seule mise en commun des aspects répressifs mais d’abord par l’avancée constructive des projets de directive négociés au sommet de Tampere et dont malheureusement les travaux avaient sensiblement "patiné" ces deux dernières années (ce qui n’est pas à l’honneur du gouvernement précédent). L’affaire de Sangatte, dont on ignore encore les modalités pratiques de fermeture*, mais dont on sait d’ores et déjà tous les dégâts que cela produit dans l’opinion concernant la question de l’accueil des réfugiés, s’est imposée immédiatement là pour rappeler sans mascarade la nécessité d’une approche européenne et reprendre l’avancée des travaux bien ralentis par de nombreuses échéances électorales. Le ministère de l’intérieur a, semble t-il, compris qu’il ne pouvait pas trop se payer de mots !!! Dans le même ordre d’idées, nous ne sommes pas opposés aux démarches entreprises, sous réserves, là comme ailleurs, d’extrême vigilance, en direction de la Roumanie surtout si elles aboutissent à pouvoir maintenir, ce qui semble être l’option retenue, la liberté essentielle pour ce pays de circuler plus librement même si cela doit être assorti de sanctions contre les trafics d’une minorité qui pourrait la remettre en cause. Concernant les mineurs, l’avis de la défenseure des enfants devra spécialement être retenu. 4 — Face à ces tendances
quelque peu paradoxales et cependant au menu d’une rentrée
inhabituelle, quel sera le sens du travail des associations ?
On espère que la coopération inter associative et
spécialement la Coordination Française pour le Droit
d’Asile (CFDA) renforcera son travail, qu’elle associera
mieux les différentes associations dans les nombreux départements
de France confrontés aux arrivées et qu’elle
ancrera ses pratiques dans une durable coopération avec
le HCR fondée sur la spécificité de l’asile
et de la protection des réfugiés. On espère
qu’elle saura éviter le piège des amalgames
entre les différents dossiers de l’immigration et
spécialement maîtriser, de manière responsable
pour l’avenir de l’asile, sa relation ambiguë
au difficile et grave dossier des sans-papiers dont la proximité
et les effets régressifs sur les lois de l’asile
et de la protection ne sont plus à démontrer. En
effet, les gouvernements successifs depuis dix ans se sont Olivier Brachet *A l’heure de la sortie du
journal, l’accord tripartite entre le gouvernement français,
le gouvernement de l’Etat de transition islamique d’Afghanistan
et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés,en
a précisé le contenu concernant les Afghans (disponible
à la rédaction). |
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DU BON USAGE DE SEVILLE Troublant ce sommet de Séville, préparé avec trompettes et tambours dans un concert sans retenue de propagande ! Jamais la question générale de l’immigration, des étrangers et de l’asile n’y aura à ce point, été convoquée dans sa traditionnelle et historique mission de repoussoir, de bouc émissaire de tous les maux, de toutes les rancœurs, inquiétudes et impuissances dans nos opinions européennes bluffées, voire chauffées par la montée des populismes, et de leurs résultats électoraux et leur réponse de ménagères nationalistes : « vous allez voir ce que vous allez voir ! »... et en fait, à Séville, on n’a rien vu… ou pas grand chose. Plus exactement on a constaté que la « mauvaise Europe », celle du négatif, celle du répressif, de l’anti-immigré, du anti-réfugié, celle des frontières infranchissables, celle des sanctions, …celle-ci ne réussissait pas, trouvait vite ses limites, et cela est plutôt une bonne nouvelle. L’Europe n’est, et ne peut être en effet comme hypothèse d’avenir, q’une construction de l’esprit pour le progrès. Elle ne peut-être, et n’a donc pas été à Séville, purement réactionnaire au sens littéral du terme, passéiste et dans une sorte de construction mentale qui équivaudrait à un nationalisme européen, tout le contraire de ses origines justement fixées dans un traité de Rome signé pour contrer tout retour nationaliste et chauvin. Le principal résultat de Séville, et une fois n’est pas coutume, on le doit beaucoup à la France, est surtout un non-résultat : l’Europe de la peur, du repli, et de l’abandon des solidarités aux pays |