Europe
Rapport Eurodac 2009 : Asile en hausse, appréhensions aux frontières extérieures en baisse
Comme chaque année, la Commission européenne a présenté au Parlement et au Conseil son rapport sur les activités du "système EURODAC", base de données pour la comparaison des empreintes digitales aux fins de l’application efficace de la convention de Dublin. Comme la Commission le rappelle, « les statistiques EURODAC sont basées sur les relevés d’empreintes digitales de toutes les personnes âgées de 14 ans et plus ayant introduit des demandes d’asile dans les Etats membres ou ayant été appréhendées lors du franchissement irrégulier de la frontière extérieure d’un Etat membre ou alors qu’elles se trouvaient illégalement sur le territoire d’un Etat membre. »
En 2009, 353 561 personnes ont été enregistrées dans le système EURODAC, dont 236 936 demandeurs d’asile, soit 8% de plus par rapport à 2008 où 219 557 demandeurs d’asile avaient été identifiés. Sur les 236 936 demandes d’asile enregistrées, 23,3% étaient des « demandes d’asile multiples ». Dans 55 226 cas, les empreintes des personnes étaient déjà présentes dans le système EURODAC, soit une augmentation de 5,8% par rapport à 2008.
Si le nombre de demandeurs d’asile est en hausse, celui des personnes appréhendées lors du franchissement irrégulier d’une frontière extérieure enregistre une baisse très importante. Après une augmentation de 62,3% entre 2007 et 2008, s'élevant alors à 61 945, il a chuté de 50% en 2009, pour atteindre désormais 31 071.
La Grèce comptabilise à elle seule 60% de ces données, avec 18 714 personnes appréhendées lors du franchissement irrégulier de sa frontière extérieure. Les diminutions sont particulièrement fortes en Italie avec 7 300 personnes appréhendées en 2009 contre 32 052 en 2008, et en Espagne avec 1 994 personnes enregistrées en 2009 contre 7 068 l’année précédente.
Enfin, dans 65,5% des cas, les personnes appréhendées lors d’un franchissement irrégulier d’une frontière qui décident ultérieurement de déposer une demande d’asile le font dans un Etat membre différent de celui dans lequel elles sont entrées illégalement. Ainsi, la majorité des personnes entrées illégalement dans l’UE par la Grèce pour se rendre dans un autre pays, ont choisi principalement comme destination la Norvège, le Royaume Uni et l’Allemagne.


