France
La France et le Kosovo signent des accords de réadmission
«Ce n’est tout simplement pas le moment de procéder à des retours en général et encore moins à des retours forcés», a déclaré le Commissaire aux droits de l’Homme, Thomas Hammarberg, à Strasbourg, mercredi 02 décembre.
Lors de sa visite au Kosovo
, au moins de mars dernier, il avait constaté que «le Kosovo n’en a pas fini avec les conséquences du conflit armé. Il ne possède pas les infrastructures qui permettraient de réintégrer durablement les réfugiés. Cela concerne en premier lieu les Roms.»
Ces observations sont étayées par le HCR qui, en novembre dernier, a procédé à la mise à jour de ses lignes directrices sur «l’évaluation des besoins de protection internationale des personnes originaires du Kosovo». Il en ressort que la déclaration d’indépendance du 17 février 2008 «a exacerbé une situation politique déjà fragile, notamment en ce qui concerne les minorités en général et la minorité Serbe en particulier». Le HCR ajoute que les droits de l’Homme au Kosovo ne sont pas garantis. Ainsi «le droit à la sécurité, la liberté de mouvement, l’accès aux services sociaux, à l’emploi et aux documents d’identité, le droit à l’éducation, l’accès à la justice et le droit de propriété sont régulièrement affectés».
Pour ces raisons, le Commissaire Hammarberg considère que les Etats européens devraient adopter toutes les mesures nécessaires pour «empêcher tout retour forcé, notamment des Roms, tant que la situation sur place donne des raisons de penser que des menaces graves pèsent sur la vie et la sécurtié personnelle des personnes rapatriées».


