2007
Réfugiés Irakiens : l’UE ne doit pas se dérober à son devoir d’accueil
António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a déclaré que le conflit en Irak est à l’origine du plus grand mouvement de population au Moyen Orient depuis que les Palestiniens ont quitté Israël en 1948. 1,8 millions de déplacés à l’intérieur du pays et 2 millions de réfugiés principalement en Syrie et en Jordanie. Ces pays ont récemment imposé de nouvelles restrictions à l’entrée et au séjour des Irakiens. Si rien n’est fait dans les plus brefs délais, on peut s’attendre à une crise de grande ampleur, compte tenu des 50 000 Irakiens par mois qui quittent leur pays.
La Commission européenne a annoncé hier qu’elle apportera une assistance humanitaire de 10 millions d’euros aux pays du Moyen Orient accueillant des réfugiés Irakiens. Dans le même temps, le Parlement européen a adopté une résolution dans laquelle il demande à ces Etats de ne pas fermer leurs portes à ces réfugiés et de leur garantir un séjour temporaire.
Le nombre des arrivées de réfugiés Irakiens va considérablement augmenter en 2007 dans les Etats-membres de l’Union Européenne. Comme en Suède où cela est d’ores et déjà le cas, avec 9065 réfugiés accueillis en 2006.
L’Union européenne doit se préparer à cet accueil et ne pas se dérober. Elle doit favoriser :
- l’accès des Irakiens à son territoire,
- l’octroi du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire aux irakiens menacés comme le préconise l’UNHCR ;
- l’autorisation d’un séjour temporaire aux Irakiens déboutés de leur demande d’asile compte tenu de l’impossibilité d’un retour en Irak.
La France et l’Union européenne doivent rapidement prendre des mesures afin de renouveler, au bénéfice des réfugiés Irakiens, les opérations d’accueil qu’elles avaient organisé lors de la fuite des réfugiés du Kosovo en 1999.


