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Reconnaissance du droit d’asile aux victimes de traite: des développements positifs en Espagne

Sur le dernier trimestre 2016, les autorités espagnoles ont reconnu la protection internationale à 13 femmes victimes de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle. Toutes ces femmes sont originaires de pays africains et certaines sont mères de famille. Toutes étaient accompagnées dans leurs démarches par la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR).

Je ne savais pas que je pouvais demander l’asile, j’ai simplement raconté mon histoire et l’avocat de CEAR a demandé ma protection aux autorités. Je suis reconnaissante car je n’ai plus peur maintenant.”, a dit l’une des 13 victimes s’étant vu octroyer la protection internationale

 

Très peu de victimes s’étaient vu reconnaître cette protection avant septembre 2016. Ces développements sont donc extrêmement positifs en Espagne et constituent un pas en avant pour sauver des vies, en particulier dans un contexte d’exploitation sexuelle. Selon Paloma Favieres, coordinatrice de l’aide juridique au CEAR “La traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle est une violation fondamentale des droits humains de ces personnes et une attaque directe à leur intégrité et à leur dignité qui peut dans certains cas entrainer leur mort ”.

 

Depuis plusieurs années, CEAR plaide devant les instances légales – au niveau espagnol et européen – pour que les États membres respectent leur obligation de protection des victimes de la traite des êtres humains, notamment en reconnaissant leur droit à obtenir l’asile au regard de leur appartenance à un certain groupe social. Dans un récent communiqué de presse, CEAR rappelle aux États membres leur obligation de garantir le principe de non-refoulement et souhaite que ce critère soit appliqué à l’égard des victimes de traite dont la demande d’asile est en cours et dont la vie et l’intégrité sont en jeu dans leur pays d’origine.