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"La protection des apatrides en France et en Europe"

Cette conférence organisée par Forum réfugiés-Cosi ce jeudi 22 novembre au Bureau de liaison du Parlement européen à Paris, a donné la parole à des représentants du Parlement européen, du HCR, de l’OFPRA, du ministère de l’intérieur, du Réseau européen sur l’apatridie et à Forum réfugiés-Cosi, pour évoquer la situation des apatrides en France et en Europe.

 

Après un mot d’introduction de Jean-François PLOQUIN, directeur général de Forum réfugiés-Cosi, Nina MURRAY, responsable politique et recherche au sein du Réseau Européen sur l’apatridie (ENS), a présenté l' Index européen sur l’apatridie , auquel Forum réfugiés-Cosi a participé. Cet index est un outil essentiel pour mieux comprendre la problématique de l’apatridie en Europe, les différentes approches et pratiques adoptées par les États, et les lacunes persistantes. Malgré la présence d’environ 600 000 apatrides en Europe, la vice-présidente du Parlement européen Sylvie GUILLAUME a souligné l’absence de politiques européennes dans ce domaine et la nécessité d’impliquer davantage l’Union européenne pour améliorer la protection des apatrides.

 

Franck BECU, chef du bureau sur l’apatridie à l'OFPRA, Frédérique DOUBLET, cheffe du département du droit d’asile et de la protection au ministère de l’Intérieur, Caroline LALY CHEVALIER, chargée de liaison auprès de l’OFPRA et la CNDA, pour le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés et Claire TRIPIER, cheffe de mission ressources au sein de Forum réfugiés-Cosi, ont partagé leurs expertises, leurs points de vue et leurs expériences de terrain, dans le cadre d'une table ronde consacrée à la protection des apatrides en France.

 

En clôture et après un temps d'échange avec la salle, Paolo Artini, représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour la France et Monaco, a rappelé que l’apatridie touche plus de 10 millions de personnes dans le monde dont environ un tiers d’enfants. Il a rappelé que « c’est au sortir de la première Guerre mondiale que l’apatridie, cette anomalie juridique, a commencé à prendre de l’ampleur » et souligné que nous avons aujourd’hui une « grande opportunité de renouveler nos efforts pour mettre fin à l’apatridie ». Enfin, il a appelé la France, premier État au monde à instaurer une procédure de détermination du statut d’apatride, à ratifier la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie, cette démarche pouvant constituer « un autre bon exemple de la France dans la lutte contre l’apatridie et un appui important à notre campagne pour éradiquer l’apatridie d’ici 2024".