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![]() Affiche : Bruno Théry |
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| Les musiques rythment les témoignages
des personnes qui ont fuit leur pays : musique classique avec Miguel Angel
Estrella (pianiste et concertiste argentin victime de la dictature militaire),
tsigane avec Bratsch, nomade avec Michèle Bernard, rock avec Noir
Désir, jazz avec Sclavis, fantasque avec Higelin, berbère
avec Idir, africaine avec Geoffrey Oryema, et vocale avec la Fanfare à
Mains Nues. « Le débat est dans vos mains, il n'est plus dans les cénacles. Prenez-le. », conclue alors Olivier Brachet, directeur de Forum réfugiés. Autour de ces sonorités, d'autres petites manifestations se déroulent , mobilisant sensibilisation et réflexion : des lectures par des auteurs et des comédiens, une soirée annonciatrice à l'Institut Lumière, une exposition de photographies... |
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Photo : Philippe Merchez |
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La lecture des vidéos nécessite Si vous ne possédez pas ce lecteur vidéo, il est téléchargeable gratuitement en cliquant ici ![]() Photo : Daniel Tivoli |
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Photo : Daniel Tivoli |
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(…) Le public s’est enthousiasmé pour les concerts comme pour les réfugiés venus témoigner. (…) Ces témoignages qui tenaient presque de la confidence sont autant de drames individuels et ont permis au public de se rendre compte de ce qu’est la réalité de millions de réfugiés de par le monde regroupés sous un nom commun. (…) Le public attiré par la brillante affiche de cette soirée n’est pas resté insensible à la cause défendue par les organisateurs. Aux appels d' Olivier Brachet (directeur de Forum réfugiés) et Stephane Hessel (ancien ambassadeur de France en Allemagne) ils ont exprimé à grands cris et sifflé leur colère contre les conditions d’accueil des réfugiés en France. |
(...)
C'est un coup de gueule. Chanté à plusieurs voix. Dimanche
soir, sous des cieux peu cléments, des dizaines d'artistes se sont
produits gratuitement au Théâtre antique de Vienne pour défendre
le droit d'asile. (...) Idir, chanteur kabyle, dont les mélopées
ont exalté le public - en particulier le coin des réfugiés
-, racontait en coulisse qu'il avait une pensée pour ses compatriotes
algériens à qui la France n'accorde pas le statut de réfugié
parce qu'ils ne sont pas persécutés par l'Etat et qui sont
majoritairement de l'asile territorial, pourtant créé pour
eux. Dès 19h30, exilés ou non, les artistes ont donc défilé
: le groupe d'inspiration tsigane Bratsch, le clarinettiste et saxophoniste
Louis Sclavis, la chanteuse Michèle Bernard, la Fanfare à
mains nues, Noir désir et Higelin. La soirée s'est achevée
quand Jacques Higelin, déchaîné après deux heures
de scène, a finalement lâché le micro. Il était
4 heures moins le quart." |
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